05 mai 2007
Le projet de l'USD, à modifier, enrichir et développer !
Proposer une alternative de gauche et un projet novateur
1-Introduction
Notre objectif, défendre et développer les aquis sociaux, ne peut se faire qu'en concertation avec de plus grandes structures, telles le PCF, Les Alternatifs ou encore les Verts, l'intention affichée étant de rassembler ces partis autour d'un véritable projet de société.
2-économie
Economiquement parlant, ce n'est qu'en respectant les droits humains que le développement suivra. Une hausse du niveau de vie accroitra la consomation des ménages et entrainera une forte demande, laquelle pourra être comblée par notre puissante industrie, en déclin faute de demande. Pour créer une offre, il faut qu'il y ait demande, pour qu'il y ait demande, il faut les moyens financiers d'acheter l'offre. Donc, un accroissement sensible des salaires et de la qualité de vie.
3-Environnement et dévelloppement durable
Pour améliorer la qualité de vie au quotidien, il est indispensable de penser à notre environnement. Le dévelloppement durable est donc essentiel à notre bien être. La notion de dévelloppement durable inclus l'énergie renouvelable. Celle-ci, plus qu'un complément aux énergies fossiles, est leur alternative directe. Cette énergie, inépuisable, ne pollue pas et est facilement installable à l'échelle nationale. L'énergie éolienne, solaire et géothermique doivent supplanter le nucléaire, dangereux et polluant. La protection de la nature, le principe de précaution envers les OGM et la suppression des matériaux et activités polluantes sont devenus une véritable nécessité pour le bien-être de l'individu.
4-Questions sociales
L'individu, a le droit de travailler dans les meilleures conditions, de bénéficier de soins médicaux quand il est malade, de toucher une pension d'invalidité quand il ne peut plus travailler, d'avoir un salaire décent, de défendre sa position de salarié, de profiter de congés payés, de congés de maternité ou de paternité, et, au soir de sa vie, de recevoir une retraite lui permettant de terminer sa vie en toute sérénité. L'USD doit défendre les retraites, les salaires, les soins médicaux et l'éducation gratuite pour tous. Ce n'est qu'a ce prix là que nous pourrons aspirer à une société meilleure.
5-Questions de société
Le mot principal de l'USD, c'est l'égalité, l'égalité dans le social mais aussi dans la vie. Toute personne devrait avoir le droit de se marier, d'adopter des enfants, avec la personne de son choix, qu'il soit homme ou femme. La responsabilité du citoyen est une notion importante, la répression n'a jamais été la meilleure responsabilisation de l'individu, par contre, la médiation et la prévention sont des principes entrainant la responsabilité du citoyen. La liberté de penser et de la presse sont des valeurs essentielles pour l'avenir de notre société.
6-Démocratie
Dans notre société, une valeur fait de plus en plus défaut, le citoyen se sent moins concerné, donc moins responsable, cette valeur, la démocratie, est sans cesse menacée par la répression,la démagogie et l'arrivisme. Pourquoi, en France, une minorité peut-elle légiférer et gouverner sans rendre de comptes pendant cinq ans ?? De quel droit ? Il faudrait un systême plus représentatif, donc plus démocratique: la république parlementaire. Le parlement contrôlerait le gouvernement et ne serait représenté plus que par l'assemblée nationale, élue au suffrage universel. La subsistance d'une chambre non élue (le sénat), qui est une atteinte à la démocratie serait donc une aberration à supprimer dans le cadre d'une république parlementaire.
7-Conclusion
L' égalité, la démocratie, la liberté de pensée, le principe de précaution, les avantages sociaux, sont le fer de lance de notre lutte anti-libérale. Avec ces valeurs, nous lutterons contre la répression, la démagogie, les inégalités croissantes et le verouillage des médias initiés par la droite.
Commentaires
Pourquoi pas ?
Quelques précisions...
Oulaah.... ca risque d'être long! Je vais faire une petite critique de ce texte. Ne pensez pas que je fais ca par pur esprit de contradiction. Ce n'est pas mon genre. Je ne suis pas en désaccord avec tout. Je vais être objectif et mes propos seront argumentés. Merci donc de ne pas me censurer (ce ne serait pas tres démocratique). Je suis ouvert à tout débat que pourraient engendrer mes propos.
Commencons par le commencement.
1- L'introduction:
L'étiquette communiste, c'est mauvais. Je ne comprends même pas comment un pays comme la France peut autoriser l'appellation "communiste" quand on voit tout le mal qu'ont fait les régimes communistes dans le monde (L'URSS avec Staline ou Cuba avec Castro sans parler du régime totalitaire chinois et des éxecutions à la chaîne, censure, etc). Ce parti a été responsable de millions de morts. On a interdit le parti nazi. Ca devrait être la même chose pour le parti communiste. Des partis d'extrême gauche, pourquoi pas. Ca reste gentillet et utopique. Donc en gros: Les verts: oui, Les alternatifs: oui, Le PRG: oui mais pas le PCF ni la LCR. C'est une insulte à tous ceux qui ont subi et subissent la tyrannie des communistes dans le monde (même si j'ai conscience que les "communistes" français n'ont pas les mêmes aspirations, rassurez-vous).
2- L'économie
La leçon d'économie que vous donnez est affligeante et simpliste. Vous ne raisonnez qu'au niveau national. Bien qu'il y ait un semblant de logique dans le raisonnement, pensez à ceci:
Un chef d'entreprise, au risque de choquer certaines âmes sensibles, a pour but (entre autres) de gagner de l'argent. Un chef d'entreprise travaille énormément pour que ses affaires marchent. Il subit beaucoup de pressions (législation, économie mondiale, prix des matieres premieres, etc). S'il devait verser un salaire à la hauteur de vos espérances, son propre revenu ne serait pas intéressant, car à quoi bon faire autant de sacrifices dans sa vie privée si c'est pour gagner le même salaire qu'un employé qui n'a pas à gerer le même stress et qui travaille entre 35 et 40h par semaine? Ca ne vaut pas le coup, tout simplement! Donc, la grande majorité des patrons et chefs d'entreprise prefereront quitter la France pour une meilleure vie ailleurs. D'autre part, notre pays est censé attirer les investisseurs étrangers. Ces derniers, en voyant les conditions absurdes du travail en France (35h, salaires beaucoup trop élevés, grèves, etc.) fuiront immédiatement et ceux qui se trouvent déjà sur le territoire français le quitteront très vite. Les rares entreprises qui auront décidé de rester et d'affronter ces complications seront obligées de licencier en masse car la main d'oeuvre coutera trop cher. Votre raisonnement ne tient donc pas debout! Pour ce qui est du service public, comment voulez vous que l'Etat augmente autant les salaires? La dette nationale est astronomique, déjà!! S'il le fait, il y aura une augmentation des impôts, ce qui revient au même...
Enfin, je ne rentrerai pas dans les détails, mais les conséquences d'une politique anti-libérale seraient désastreuses: exclusion de l'UE, gel quasi-total du commerce extérieur, embargo de la part des Etats-Unis (un des principaux marchés pour la France), etc. Bref, je vous laisse imaginer la suite...
3- Environnement:
Je suis d'accord avec vous. Il faut absolument trouver une alternative aux énergies polluantes. Mais ce n'est pas si facile.
Tout d'abord, tant qu'il y aura du pétrole, rien ne changera vraiment. Il y a trop d'interets en jeu (c'est triste, mais c'est comme ca. Meme si ca me révolte). Les pays producteurs de pétrole auraient trop à y perdre (ils vivent souvent uniquement de ca). Les entreprises pétrolieres sont de puissants lobbies. Il est pratiquement impossible de lutter contre eux.
D'autre part, contrairement à ce que vous pouvez penser, l'énergie renouvelable n'est pas facile à installer. Mais surtout, ca coutera presque aussi cher que le pétrole. Il faut trouver d'autres énergies alternatives. Mais je suis confiant. L'Homme fait des progrès tous les jours. Les campagnes de sensibilisation ont de plus en plus d'impact. Ca ne se fera pas tout de suite, mais ca se fera.
4- Le social:
Vous vivez sur un nuage, apparemment... Suivez-vous un peu l'actualité? La sécurité sociale est un gouffre financier sans fond. Vous pensez que l'argent tombe du ciel?? Si on dé-rembourse certains médicaments, vous pensez que c'est par plaisir?
Quant à l'éducation gratuite pour tous, pensez vous que les bons professeurs d'université seront attirés par un système français qui ne les rémunérera pas correctement? Le système éducatif français est en train de mourir. Les locaux universitaires n'ont pas assez d'argent pour rénover leurs batiments et offrir aux étudiants les moyens d'étudier correctement. Nos universités sont une honte internationale! Nos étudiants en science qui sont supposés être le fleuron de l'avenir scientifique et technoligique étudient avec du matériel datant souvent des années 1960!! C'est un scandale. Pourquoi? Encore une fois, pas de moyens! Si les universités américaines sont les meilleurs au monde, c'est parcequ'elles sont payantes. Je rappelle quand même qu'il existe des bourses pour les étudiants. Un élève qui a réussi au lycée a le droit à une bourse dans une université payante. Dans mon école de commerce, j'ai beaucoup d'amis issus de milieux défavorisés (parents RMIstes) qui ont obtenu une bourse car ils avaient un bon niveau scolaire. Ca fonctionne au mérite, voila tout! Les français ont des droits, oui, mais on oublie trop souvent qu'ils ont des devoirs aussi!
5- Questions de société:
Que les homosexuels puissent se marier entre eux, ca m'est égal. Ils ne dérangent personne. Qu'ils puissent adopter, ca mérite débat, mais au fond peu m'importe.
La répression, c'est ce qui arrive quand la prévention n'a pas marché. Je trouve ca normal qu'un "jeune" fasse de la prison ferme s'il a agressé des gens innocents, brulé une voiture, menacé des personnes avant de mettre le feu à un bus, violé des filles dans des caves de cité, etc. Il est normal qu'un pédophile ou un tueur en série soit écarté de la société. Une personne qui a tenté de braquer une banque, qui tue 2 personnes en prenant la fuite et qui n'éprouve pas de remords mérite la prison à vie! Je n'irai pas pleurer sur son sort! Que voulez vous faire comme prévention à ce niveau la? Dire à ces gens que tuer, c'est pas bien, voler c'est pas bien, frapper pour s'amuser c'est pas bien? J'estime que c'est une question de bon sens!! Les responsables sont souvent l'école et les parents.
6- Démocratie:
Pas grand chose à redire... La dessus, je suis assez d'accord...
7- Conclusion:
Ouf! C'était long!
Propositions
Voici quelques propositions faites sur mon blog http://dialogues.canalblog.com:
A/ - FAVORISER LA PARTICIPATION AUX ELECTIONS
Un des aspects de la démocratie est la participation aux votes nationaux et européens pour élir nos représentants, Députés et Président de la République, ou adopter une proposition de loi (referendum). Cette participation va en diminuant au fil des scrutins. Comment enrayer cette tendance ?
1- Chaque candidat ou parti aurait l'obligation de présenter un programme court d'engagements précis, limités dans le temps et chiffrés si nécessaire. C'est le point le plus important.
2- Le scrutin pour les députés devrait permettre une représentation juste des différents courants politiques, et comporter donc une part de "proportionnelle" à définir.
3- Le Sénat, fusionné avec le Conseil Economique et Social, démocratisés tous deux dans leur composition et leur mode d'élection, pourrait constituer une véritable "Haute Assemblée" moderne et utile.
4- Le vote pourrait (comme en Italie) s'étendre sur 2 jours.
5- En échange du caractère férié du deuxième jour (samedi ou lundi), le vote pourrait être rendu obligatoire (comme en Belgique).
B / DISTRIBUER ET MORALISER LE POUVOIR POLITIQUE: 8 propositions
- Une seule réélection possible pour toutes les fonctions électives.
- Scrutin proportionnel de liste.
- Mandat comportant un calendrier et un chiffrage, avec retour devant les électeurs s'ils ne sont pas respectés.
- Présentation pour chaque projet important de plusieurs options avec leurs conséquences, et vote populaire pour choisir.
- Stage annuel de culture d'un mois pour les ouvriers et les employés et retour à la base de même durée pour les cadres.
- Limitation du salaire des élus au niveau de celui d'un cadre moyen: être élu doit impliquer des devoirs plus que des droits.
- Supression des cumuls: un seul mandat par élu.
- Fusion des Conseils Généraux et des Conseils Régionaux d'une part, du Sénat et du Conseil Economique et Social d'autre part.
C / -ELEMENTS DE POLITIQUE SOCIALE
Chaque habitant de notre pays - sans aucune restriction - doit pouvoir vivre dignement. Propositions pour une nouvelle politique sociale:
- Augmentation du "salaire monétaire" minimum et des minima sociaux . Ce qui n'implique pas l'augmentation de tous les salaires, souvent illusoire car réduite à néant par une dévaluation ou la hausse des prix (1936, 1968). D'ailleurs l'éventail des salaires - déjà trop grand - pose problème pour la cohésion sociale: un effort de persuasion par le dialogue doit être conduit en direction des techniciens et cadres afin de valoriser leurs fonctions autrement que par son accroissement.
- Elévation du "salaire social": santé, transports, logement, éducation, culture, sports, loisirs. Pour progresser dans tous ces secteurs, la puissance publique doit retrouver un rôle central: de création (nouvelles entreprises - voir l'article "Nationalisations ?" dans la catégorie "Positions et propositions") , de programmation (gouverner c'est organiser l'avenir), d'investissement, d'incitation et de coordination. La puissance publique, ce n'est pas uniquement l'état central, c'est aussi les collectivités territoriales et le mouvement associatif.
- Gestion de la sécurité sociale et des allocations familiales (à propos des AF voir l'article "Une proposition pour aider les familles", même catégorie) par des conseils d'administration élus comprenant paritairement des patrons et des salariés, la présidence étant acquise de droit à un de ces derniers comme représentant du collège de loin le plus nombreux, le contrôle de la puissance publique s'exerçant a posteriori . Le retour à l'élection des administrateurs des régimes sociaux constituerait une amélioration de la démocratie représentative et contribuerait à une prise de conscience collective des enjeux liés à ces questions.
- Poursuite de la réduction du temps de travail (vers les 30 heures hebdo en moyenne annuelle ?). Lutte contre une division du travail qui n'a pas de justification technique mais dont le but est de conserver - et renforcer si possible - l'autorité patronale. Pour enclencher une véritable éducation permanente: stage annuel de culture d'un mois pour tout ouvrier ou employé et retour à la base de même durée pour tout cadre ou étudiant.
- Financement: nouvelle assise des cotisations fondée sur une plus grande contribution du capital, fin des exonérations abusives de "charges", modification des règles des subventions aux entreprises, réforme fiscale basée sur l'augmentation de la part du travail dans le revenu national, économies importantes (réorganisation de l'industrie et de la distribution du médicament, politiques de prévention, lutte contre la spéculation immobilière, ...).
Pour mener à bien ce type de politique: unité syndicale - avec en perspective déclarée la réunification - pour donner aux salariés l'image et le désir (d'avenir ! ) de leur propre unité. Le nécessaire renforcement des syndicats, que tout le monde, même à droite, déclare appeler de ses voeux, passe par cette unité. Sur le plan politique, idem: que les deux piliers de la gauche - gauche gestionnaire et gauche transformatrice -, rééquilibrés, s'unissent pour gouverner ensemble, et pourquoi ne pas poser là aussi en perspective, après l'effondrement du "communisme historique", une réunification, un " Congrès de Tours" dans l'autre sens, et élargi ?
D/ -NATIONALISATIONS ?
Les dérives du monde actuel imposent une reprise en mains par la collectivité d'un certain nombre de secteurs économiques. Les transports, l'énergie, l'eau, l'exploitation des matières premières, la santé et le médicament, l'éducation font partie de ces secteurs où la puissance publique, dans l'intérêt de tous, doit intervenir, soit en prenant le contrôle d'entreprises déjà existantes, soit en en créant de nouvelles.
Le problème est: comment ? Par des nationalisations - étatisations et de la centralisation autoritaire ? Non.
Par de vraies socialisations et une conception fédéraliste de l'Etat.
De vraies socialisations: l'entreprise socialisée est gérée par une direction où sont représentés le gouvernement, le parlement (majorité et opposition), les collectivités locales, les salariés de l'entreprise (organisations syndicales représentatives) et les usagers (associations).
Une conception fédéraliste du rôle de l'Etat: les décisions concernant les objectifs et les méthodes de l'entreprise ne sont prises qu'aprés un dialogue entre " la base" et "le sommet" afin de bien dégager les besoins réels et de s'adapter au "terrain".
Bien sûr, une loi-cadre devra prévoir les conditions générales de fonctionnement de ces entreprises nouvelles, ni soumises au profit privé ni esclaves de l'Etat, mais au service de la communauté, sans exclusives ni privilèges
E/ - PRINCIPES DE POLITIQUE INTERNATIONALE
S'il est un domaine où la politique est interdite au peuple, et réservée aux professionnels, ce sont bien les relations internationales. Au risque de paraître prétentieux, je vous propose des principes sur lesquels devrait se fonder selon moi la conduite du monde, et celle de mon pays dans ce monde. Je ferai comme d'habitude court, et donc un peu provocateur. A noter: j'ai déjà abordé le sujet dans l'article "A propos de la défense nationale", catégorie "Positions et propositions".
Pour faire simple, ce qui n'est pas facile dans ce domaine: le problème central des relations internationales aujourd'hui est de réduire les écarts dus aux inégalités croissantes de développement pour diminuer les tensions elles-mêmes croissantes qui résultent de ces écarts, tout en prenant en compte la mondialisation des relations, l'interdépendance des sociétés européennes et la nécessité d'un nouveau type de "développement humainement soutenable".
Principe 1. L'indépendance vis-à-vis de l'empire. Le non-alignement de la période bipolaire du monde (Est-Ouest) a à être revisité pour la période actuelle, cassé aussi en deux (Nord-Sud) mais unipolaire. A une mondialisation américanisée devra succéder tôt ou tard (selon l'efficacité de nos efforts) une unité mondiale riche de la diversité des peuples (y compris du peuple américain). Le général de Gaulle avait en son temps quitté l'OTAN. Retrouver cet esprit de liberté aussi vis-à-vis de l'ONU actuelle, du FMI, de la Banque Mondiale et de l'OMC permettrait à la France de jouer mieux qu'elle ne le fait le rôle spécifique que son histoire et sa culture lui permettent auprés de nombreux pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique. Cette obligation d'indépendance ne s'impose pas qu'à la France, mais il appartient à la France d'en convaincre d'autres pays, notamment européens.
Principe 2. Fédérer l'Europe sur un projet humaniste. Donc non libéral, libéral signifiant - comprenons-nous bien - que le marché (et l'intérêt individuel qui va avec) est le principal voire le seul régulateur social. L'économie, la nation, le groupement de nations ne valent que s'ils placent les hommes - les hommes concrets, tous et chacun - au départ et au centre de leur action. L'Europe regroupe des pays qui pour l'essentiel ne sont pas complémentaires mais concurrents: pour faire réellement leur unité - une unité qui profiterait à tous - il leur faut donc se tourner vers les autres, c'est-à-dire les pays du Sud, en changeant leurs rapports avec eux dans le cadre d'une organisation rationnelle de la planète (avec le concours d'une nouvelle ONU ?).
Principe 3. Organiser la cogestion démocratique de la planète car aucun des problèmes vitaux d'aujourd'hui (faim et misère, immigrations, chômage, saccages économiques, sociaux et écologiques) ne peut trouver de solution dans le cadre national ou continental. Ce que le mouvement syndical a commencé à réaliser en créant à Vienne le 1er novembre 2006 la Confédération Syndicale Internationale, les responsables politiques conscients (au pouvoir ou non), les associations s'occupant de la paix et du développement, les minorités exploitées ou opprimées doivent s'y atteler: réaliser leur unité dans la diversité afin de mettre du sens humain à la mondialisation.
Principe 4. En finir avec les politiques de puissance est la condition de ce qui précède: soi-disants "droits" de veto ou d'ingérence, pressions ou agressions militaires ou financières, embargos économiques. L'unité du monde ne peut dépendre de la violence et des armes, qui furent précisément à l'origine de son morcellement en nationalismes et en intégrismes. Le rayonnement d'un homme, d'un pays, d'une communauté à quelque niveau qu'elle soit, a à voir avec la magistrature morale qu'il/elle peut - ou non -exercer, et non avec la force brute. Jeanne d'Arc plutôt que Napoléon. Au lieu du droit issu de la force, la force pour faire respecter le droit, le droit de la justice.
Amicalement pour contribuer au débat. Je mets votre site en lien sur mon blog
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=202557&pid=3005685
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :